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La galette des rois expliquée par un docteur en histoire – Lyon Capitale – Lyon Capitale

Dans son ouvrage passionnant Fêtes la table et traditions alimentaires (Pérégrinateur Editeur), Nadine Cretin, docteur en histoire (Ecole des hautes études en sciences sociales) traite des fêtes sacrées et profanes et des traditions alimentaires qui s’y rattachent. Extrait.
“La Galette des Rois (de galet, en raison de sa forme plate) est une pâtisserie que l’on partage à l’Epiphanie, le dimanche qui suit le 1er janvier, et les jours environnants. Ce n’ets pas partout une galette, même si elle s’est imposée dans de nombreuses régions de France : il peut s’agir du gâteau des Rois, à l’eau de fleur d’oranger, en forme de couronne ornée de fruits confits comme en Provence, en Languedoc et en Aquitaine, appelée aussi “Royaume” ou brioche des Rois. Faite de pâte feuilletée, la galette est généralement fourrée de frangipane et celui qui trouve la fève porte-bonheur qui s’y cache devient “roi”. Il est couronnée et choisit une reine. Si c’est une “reine” qui  a la fève, elle choisit un roi. La nomination d’un roi éphémère à l’aube d’une année nouvelle évoque la coutume lointaine des Saturnales des anciens Romains et celle de nos modernes Carnavals (précédant le printemps) où un roi de carton-pâte finit dans les flammes. ce roi n’a rien à voir avec les Mages de l’évangile de saint Matthieu.”
Les premières attestations de la galette et de la cérémonie qui s’est appelée plus tard le “Roi boit” remontent au bas Moyen Age. Dans son “Histoire de la Vie privée des François” (1782), Le Grand d’Aussy écrivait qu’il était question de gâteaux feuilletés (gasteaux feuillés) dans une charte datée de 1311 e Robert, évêque d’Aliens. Il précisait que la veille des Rois, on enfermait une fève dans un gâteau pour désigner un roi en ajoutant : “point de famille en France où l’on mangeât un gâteau ce jour-là”. Le Grand d’Aussy ajoutait que les gâteaux à fèves figuraient également lors d’autres repas  de l’année, sans donner d’autres précisions. certaines miniatures médiévales montrent que le gâteau des Rois était coupé contre la poitrine, à la manière d’une miche, tandis qu’un enfant sous la table désignait le destinataire de la part, comme dans le livre d’Heures  de la duchesse de Bourgogne, vers 1470. L’enfant caché répondait au maître de maison qui l’interrogeait : “Phoebe domine, pour qui ?“. Le Grand d’Aussy rapprochait cette question de l’oracle d’Appolon et de l’appellation du soleil Phoebus, mais elle semble être en réalité la simple déformation de fabae, les fèves. Après la Réforme, le partage de la galette outrepassa l’interdiction des protestants opposés à cette coutume jugée païenne, ainsi qu’à celle du chanoine de Senlis, Jean Deslyons, qui qualifiait en 1664 la coutume du “Roy boit” de “niaiserie”, tout comme la fête des Fous. Cela n’empêchera pas l’usage joyeux du partage de la galette de perdurer. Il inspira de grands peintres du XVIIe siècle comme les Flamands Jordaëns ou David Teniers.
Au XVIe siècle, à la cour d’Henri III, cette pâtisserie des Rois se nommait gorenflot, d’après le nom du moine qui l’avait inventée. Sorte de kugelhopf alsacien, le gorenflot était fabriqué dans un mule octogonal pour sept convives et on réservait la huitième part pour les pauvres, la part à Dieu.
Malgré leur séparation d’avec les pâtissiers, les boulangers, qui avaient l’habitude de cuire dans leur four les gâteaux confectionnés par leurs clients, tenaient à la fabrication des gâteaux des Rois qu’ils finirent par offrir gratuitement à leur clientèle. En 1691, les pâtissiers se plaignirent de cette usurpation au lieutenant général de police qui rendit une ordonnance interdisant cette pratique et allèrent jusqu’au procès. D’autres interdictions, répétées au siècle suivant, impliquèrent de nouvelles condamnations, entre autres en 1717 par le Parlement de paris. Encore en 1801, un édit consulaire interdisait aux boulangers de “faire de la pâtisserie, ni d’en donner à leurs clients, même au titre d’étrennes”.”
“La corporation des boulangers faisait porter un gâteau des Rois au souverain chaque année. Pendant la Révolution, toute allusion à la “royauté” étant interdite, la galette disparut pour renaître en l’an VII (1799) : les cinq Directeurs reçurent un immense gâteau. Cette habitude a été remise au goût du jour en 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, et depuis, chaque année en France, d’importantes galettes de l’Epiphanie (sans fèves) sont offertes au Président de la République par les jeunes professionnels de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française.
Au cours de la première moitié du XXe siècle dans plusieurs régions de France, on  gardait la “part à Dieu” pour le mendiant de passage venu la réclamer :
Nous sommes d’un pays estrange
Venus en ce lieu
demander à qui manger
La part-à-Dieu.
En Bretagne, on gardait la part de l’absent et l’on jugeai de sa santé selon l’état de conservation de la part de galette mise de côté.”
 
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